Mercredi 1 juillet 2009
Par agustina
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Dimanche 28 juin 2009


C'est la fin d'une journée
inutile pourrait-on penser
bilan en apparence bien léger

où vous vouliez, je ne suis pas allée
me suis longuement égarée
chemin et détours improvisés

dans le jaune vous vouliez
que directement j'aille me planter
quand je rêvais de bleu azuré
et du vert des prés

maintenant c'est soir
au loin des rumeurs de pétards
eux ne sont pas en retard

forte de mes détours
je suis prête pour un nouveau jour
personne ne me dictera plus mon parcours

je veux rester ton
  envie
qu'à ton oeil plus de pluie
que de cet incident, tu ris

dans ton carquois je suis là
quand l'envie te reviendra
tu pourras me décocher
et droit au but m'envoyer.

pour Gwenaël
mon petit archer
Sède, 27 juin 2009



Par agustina
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Mercredi 24 juin 2009

A quoi ça tient?

21 juin

 

Pinces à linges aux partitions

pour la sérénité du batteur

bricolages, improvisations

font le talent du régisseur


le vent pourra souffler son saoul

tu vois, ça tient!



Fil bleu dans la fiche bleue

mieux qu'un fil conducteur

et les paroles du chanteur

arrivent à nos tympans heureux


la rue peut continuer son bruit

tu vois, à ça, ça tient!

 



Entourés de vibrations

face aux amplificateurs

nos os sentent les sons

au rythme décidé par le compositeur


si on oublie où on est, le groupe est bon

tu vois, ça tient à rien!


à la batterie les pulsations

remplacent celles de nos coeurs

la musique comme griserie

cadences imposée des percussions


quand on oublie tout de sa vie

tu vois, le bonheur vient!

 

 


Le soleil joue les intermittents

dans les parasols agités de vent

les yeux clos, on y croit, c'est magique

quel talent cet éclairagiste


il fait grand jour pourtant

tu vois, qu'est ce que c'est bien!!

 



Que le goût nous en vienne des offices

ou des défilés tambours battants

n'a pas fait de nous des complices

de cette société du plus offrant


De la poésie à la musique

tu vois, à quoi ça tient!

 

Pour Daniel,

 21 juin 2009

 

photos: Daniel V.

Par agusta
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Dimanche 21 juin 2009

 

 

Lorsque tu reviendras

 

 

 

 

Je t'aime ici et maintenant

mais j'aime que tu aies vécu

partout ailleurs avant.


Demain mettra fin à ton voyage

et mes pensées pourront revisiter

le familier de nos paysages.


Vue de là haut la terre m'apparut

de bleus et de verts mêlés

quelques tâches de blancs,

des nuages,

quand trop haut je suis montée

pour de trop lointains voyages.


Pensées étirées me laissent morcelée

la conscience en miettes à l'entrée de l'été

je nous cherche un abri, une cabane de berger

pour protéger notre amour des regards et des pluies






De vivre chaque jour dans l'ombre

d'une montagne sombre

mon espoir ne souffre pas.


Mais lorsque tu t'éloignes

te suivant pas à pas

sur le fil de mes pensées

entre deux lieux tendu

se perd ma raison.


J'ai besoin du terre à terre de nos sentiers

d'arrêter mon regard sur le bouton d'or

sur l'éclat rouge du coquelicot

et sur l'empreinte rassurante

de nos pas dans la poussière.






Si avant moi

vers l'irrémédiable tu t'en vas

toute la force de TES pensées me faudra

pour ne pas dans l'immensité me disperser.


Pour dans l'arbre que tu aimes te retrouver

dans le sentier emprunté retrouver ton passage

dans le bleu des cieux revoir ton regard

et pour t'aimer dans les voyages

qu'il me restera à faire:

 

Pour Te retrouver

parcourir la Terre.

 

 

 

Pour Honoré,

21 juin 2009

 

 

 

Par agustina
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Vendredi 19 juin 2009


Le fil de mes pensées vagabondes
suivit les sommets et les cotes
puis se choisit un chemin d'eau

Alors l'air que je respire
prit un parfum frais et iodé
et sur ta peau j'ai aimé l'idée de l'eau
et l'odeur du soleil d'été.


18-19 juin
Toulouse parc Compans Cafarelli
Par agustina
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Mercredi 17 juin 2009



Laisse la vie créer les possibles

du malheur, ne nous crois pas la cible.


Laisse moi rêver aussi loin que je veux

à la démesure et la déraison de mes voeux

je n'impose que ta liberté comme limite.



Mais je ne doute pas de voir un jour mon espoir

rejoindre le tien, même si ce n'est pas ce soir.


16 juin 2009
Par agustina
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Mardi 16 juin 2009

Emotion, intense,
au coeur de nos silences.

Quand certains usent les mots
pour mentir comme ils respirent
Toi, mon homme du désert
tu préfères te taire

et laisser l'étreinte de tes bras
me dire que maintenant
plus jamais tu ne douteras
que je serai toujours là
pour Toi.

15 juin 09
( lac de Montréjeau)
Par agustina
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Dimanche 14 juin 2009
champs libre...

Latoue, 14 juin 2009
Par Milasa
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Dimanche 14 juin 2009
Devant l'auberge sans frontière, il y avait trois mendiants, trois hommes, alignés, leur sébile posée devant eux. Funambulette est passée, une seule piécette en poche. Elle leur propose de se la partager, ils refusent, se disputent, se menacent. Elle tourne les talons, et jette la pièce dans la fontaine aux voeux de la place du village. Et tandis que deux des hommes se battent au dessus de l'eau, tentant chacun d'attraper la pièce et de noyer l'autre, elle rentre dans l'auberge avec le troisième.

 

  Cette nuit, funambulette s'est donnée à l'auberge sans frontière. Elle a donné son corps, jamais elle ne vend rien. Criez au scandale, bonnes gens! Le scandale, où est il? Funambulette cherche, ne voit pas, ce corps qu'elle trimballe tant bien que mal, à qui est il?  Morales austères prennent la vie à revers, en font apprentissage de la mort, petit à petit, soumettre tous les besoins du corps, vivre des années pour préparer l'ultime journée?  Ce soir là, mère, je voudrais dire « sans regrets », et quitter la vie sur un sourire d'amour et non grimace amère.

 

  Coupable!  Coupable en action, en pensées! En pensées? Sinistre blague. Comment peut on avancer pareil mensonge? Funambule a essayé, comme chacun, de faire advenir le bien, la paix, la douceur pour le monde, par la force de ses seules pensées. Pour quel résultat!  Pas assez concentré? Jusqu'à l'éblouissement, l'étourdissement, la concentration, et par le monde, tant d'illuminés y consacrent toutes leurs énergies, en vain. Alors... aussi impuissantes au bien qu'au mal les pensées, tant qu'elles restent otages de nos cerveaux.

  Leur seul pouvoir est résonance sur les murs de l'immeuble, ondes qui nous rendent doux, sensibles, réceptifs, ou agacés, énervés, agressifs. C'est le seul pouvoir des pensées: influencer notre rapport aux autres, déterminer la nature de l'interface entre le monde et nous. Mur de plexiglas froid, lisse, muet, ou haie fouillis abri et passage, nos pensées créent les limites de notre moi. Jamais une frontière n'a été coupable de quoi que ce soit, adressez vous plutôt au douanier, c'est lui l'exécutant qui contrôle et refoule!

 

  Alors pensent, pensent, petits funambules, pensent et vers les étoiles de la piste s'élancent. Libres. Trapézistes qui sur la voie lactée se retrouvent, chaque nuit intense, nous vivons tous sous les mêmes étoiles, innombrables, comme elles, depuis que le monde tourne, soleils, chacun tente d'attirer à soi... pour briser le huis clos.

  Il se passe toujours plus que l'instant. Il y a l'instant et ce qui se passe dans la tête de l'autre, et dans la notre, conjonction de silences, lourds de sens.

 

  Il lui dira jeune Bilboquet, il parlera à funambulette, car il en fera sa confidente quand elle rentrera. Il lui dira son grand amour pour une femme dont le sépare le fleuve de l'âge.  Mais pour l'instant funambulette erre encore entre causses et villages, à mi-course de son exil, elle erre et pense, s'inquiète parfois pour son funambule resté dans l'immeuble. Elle l'a laissé au milieu des nuages, elle a peur parfois. Oui, accepter la vie, c'est accepter la mort, accepter l'amour, c'est accepter la souffrance de l'inquiétude pour l'autre.

 

 Sauf à lâchement déserter le premier... Certains Anges me rattrapent parfois, auxquels je dis bonjour poliment, oui, bonjour, je sais, je sais que chacun a ce choix là aussi, ce choix j'en fais une force: si je suis en vie, c'est par choix, par désir, en conscience. Et ce qui est difficile, mais pas subi, devient expérience, sagesse, bâton de pèlerin pour le chemin.

  Parfois, le chemin , pente descendante, est parsemé de rocailles qui s'effritent sous nos pieds, roulent, nous font glisser, tomber, parfois.  Parfois la vie s'accélère. C'est dur pour les funambules perdus dans leurs nuages. Le temps devient instable et la mer s'agite, le fil se balance, ils se cramponnent, par réflexe. Heureusement. Heureusement, funambules s'accrochent au fil qui oscille dangereusement, plus il bouge, plus ils serrent, vous ne le leur ferez pas lâcher. Pas avant l'accalmie. Il n'y a qu'au temps calme qu'on peut réfléchir assez pour envisager de lâcher le fil, et au temps calme, on y est bien sur le fil, on peut suivre les nuages, les étoiles. Les funambules ne sont pas sourds à l'appel des Anges, mais ils n'y répondent pas, jamais ils ne coupent d'eux même leur fil... tant qu'ils peuvent être utiles.

 

  Être utile, on le peut toujours pense Bilboquet. Il le dira à Funambulette quand il la verra. 

 

  Allez, lève les yeux, mère, et peut être dans ce ciel que tu vénères, verras tu autre chose que Zeus et sa foudre te visant. Mais ce rôle m'exaspère, du haut de mes neufs ans, te tirer du bourbier  m'y a toujours enfoncé. Non, c'est fini, par la force des mots, je te laisserai dire les tiens, puisque c'est ce qui te soulage, mais je sais désormais que tu parles aux nuages, car je refuse d'être témoin de ta vertu souffrante.

  Ma vie est mienne, tu me l'as donnée, faudrait pas oublier, je n'ai signé aucun contrat, pris de billet pour aucune gare, j'ai accepté de vivre, je suis libre.

 

  Oh là là! Paratonnerre  pleure et se lamente, un malheur de plus la tourmente, si funambulette ne craint plus le ciel, quel garde fou s'imposeront à elle, quelles limites à sa démence?

  Ne pleure pas Paratonnerre, funambulette encore se doit de rassurer, la mer n'est elle pas assez salée à ton goût? Des garde fous, j'en ai, je monte sur mon fil, je vois le monde qui tremble, pleure et gémit, et je me dis que tout, je ferais tout, pour ne pas ajouter de larmes à la montée des eaux, y compris, vois tu, parfois au risque d'en verser moi même.

  Ouf! Paratonnerre se calme, sa fille n'est pas pourrie, il lui reste des racines, avec un bon engrais, d'oxalis et de bourbe mêlés, les bonnes branches pourraient repousser.

  Elle ignore, petite mère, que funambulette est une déracinée...

extrait de Vagues d'oxalis, chapitre 7

mai à octobre 2005

Par Milasa
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Vendredi 29 mai 2009
Par Agustina
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