du sucre plein les poches

Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 13:18

Faire comme si, gravement, lourdement,

comme s'il était déjà trop tard

et que mes pas ne menaient plus nulle part

comme s'il ne restait plus pour les guider

que des souvenirs par le temps menacés.


Faire comme si tout était vécu

le temps de traverser un tunnel imprévu

pour survivre à une éclipse malvenue

pour se préparer à l'évidence

ou pour, par contraste, mesurer sa chance


Et puis STOP!!

arrêter ces pensées

rebrousser chemin, rembobiner matins

revenir en adolescence

l'instant T sur un banc

et oser t' aimer dans la lumière orange



vendredi 18 octobre 2008

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 10:35

Bon automne...


Et ce matin je dis que la brume isole

Le crachin circonscrit chacun dans son chagrin

Perdus dans le brouillard, bruits de vies assourdis

Nous n'osons plus crier, appeler au secours

Les amis pourtant prêt à faire le détour


Chacun s'isole en soi et chéri ses fantômes

Personne n'ose le pas qui éloigne du fleuve

Créant brouillard tenace sur toute la vallée

Car c'est voie navigable bien propice aux pensées

Des routes d'eau et de bruine sur lesquelles peuvent glisser

Les mots les plus doux, et remonter le fleuve


Contre courant, ce jour, vers la source nager.

Fuir soleil des sommets et le ciel bleu des plaines

Te rejoindre où tu es, pour y noyer ma peine

Emprunter l'un des ponts qui mène à ta maison

T'y trouver, être là, plonger dedans tes bras.


Encore une fois mes mots auront fait le chemin

Du chagrin à douceur, ont sauvé mon matin

En conduisant mon coeur, par brumes et par vallées

Près de toi mon aimé, loin du soleil d'été.


Je chanterai l'automne qui par bonheur revient

Compléter les années, me dire que tu vas bien

Et j'aimerai les pommes, en ton jardin tombées

Qui m'annoncent beaux jours: ta présence retrouvée


En attendant, patience il me faut cultiver

Et les poires en semence écrasent les pensées

De dépit, déception et amères frustrations

Pour ne laisser venir, pousser en ton jardin

Que celles douces et tendre d'un amour serein.


Bon Automne Mon Amour,

Au retour des beaux jours...



27-09-2008

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /2008 18:04



Sortir pour m'en sortir...

Oui je sais, je connais la recette: pour lutter contre la solitude, la tristesse, il faut sortir...


Mais pour aller où?

Marcher comme ça, sans but?

Tourner en rond dans la ville?


À défaut de savoir où aller, je sais quels lieux éviter:


Eviter les ponts, les fleuves et les passages à niveaux.

Et les cimetières? Non, pourquoi, c'est calme et pas dangereux, ce serait même un excellent endroit pour promener mon humeur sans attirer l'attention, s'il n'était pas fermé.


Eviter la voiture et les platanes tentants. Sans aller jusque là, je sais que le courage, si c'en est un, me manquerait pour acter mes pensées. Mais l'esprit embrouillé et les yeux voilés de larmes, l'accident est vite arrivé.


Alors aller où?


Si, il y a un endroit où j'aimerais aller, et ça va t'étonner:

au bistrot sur la place. Tu y boirais un café, ou une bière si tu préfères, en terrasse, au soleil. Nous nous tiendrions la main sur la table, nous regarderions dans les yeux sans dissimuler, échangerions un baiser sans nous cacher.


Oui mais voilà... rien de tout ça n'est possible: y a pas de soleil.


et je ne sais où aller...




samedi 13 septembre 2008, 17h22

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /2008 21:15



Bon, on y va. C'est parti pour 800 bornes dans cette boite sur roulettes à avaler des kilomètres, solitaire. Alors quand je l'ai vu avec son sac et sa pancarte sur le bord de la route... je n'ai réfléchi qu'après, une fois qu'il était là, assis à ma droite.


J'ai beau me raisonner: tous les autostoppeurs ne sont pas agresseurs, c'est même plutôt rare, leur but principal est quand même de se faire transporter, pas de détrousser leur chauffeur, mais quand même, je ne peux m'empêcher d'avoir peur de ce gars à qui pourtant j'ai ouvert la porte de mon plein gré.


Tant que ça roule, ça va. Eviter les pauses. Mais quand je vais avoir besoin d'essence? Et puis pour la compagnie, râté, sa présence n'empêche pas le silence. Au contraire, il est pesant.


Il sent ma gêne, et c'est lui qui gentiment se met à parler, de tout, de rien, puis de sa vie, de ses passions. Puis, comme pour équilibrer la situation, un point partout, de sa peur aussi. Lui aussi est à la mercie de qui s'arrête, et il n'est pas à l'abri des frayeurs, des agressions.


Alors je me détends. On élargit le débat, on parle de la confiance que les humains peuvent avoir ou non les uns envers les autres, des rencontres, des hasards, et des difficultés de chacun. Huits cents kilomètres, plus les pauses, ça en fait des heures, des mots, des occasions...


Rien n'est simple, naturel, à chaque interraction je m' interroge: pourquoi dit-il cela? A t-il une arrière pensée? Pourquoi ce compliment trop gentil? Espère t-il y gagner quelque chose?

Et si je l'écoute et réponds gentiment -parce qu'après tout, je n'ai aucune raison d'être cassante ni désagréable- ne risque t-il pas d'y voir plus qu' un intérêt sincère mais désintéressé?


Je passe une vitesse au moment où il cherche un mouchoir dans la poche de son blouson. Nos mains se touchent. Il s'excuse et rougit.

-« y'a pas d'mal. »

Zut! Ne va t-il pas voir une invitation dans ces mots? Non, ça va, il ne donne pas de suite. Mais quelle est cette petite voix qui ajoute: « dommage »?


Pause. Il m'offre un café. C'est sympa, mais ça peut être normal et ne rien signifier, après tout je lui rends service.


-« C'est là que je m'arrête.... ». La journée tire à sa fin, je ne peux pas m'empêcher d'ajouter: « Vous avez où loger? ».

Merde! Malgré le choix du mot, encore l'ambiguïté, dans ma question et... dans ma tête! Jusqu'où va-t-il penser?


-«  Laissez moi là, je continue vers l'Espagne, je voudrais trouver un routier pour passer la frontière de nuit. Un grand merci à vous, pour tout... »


Je n'insiste pas, soulagée. Consciente pourtant que j'aurais insisté pour qu'une femme accepte mon hospitalité et ne reparte que le lendemain.


Echange de mercis, de regards, et dans un dernier sourire, son départ.


Nous n'avons même pas échangé nos coordonnées, je n'étais qu'une étape de son chemin, il prendra d'autres routes, d'autres voitures, des camions, laissera à d'autres le souvenir lumineux d'un bout de route commun.


30 aout 2008

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 18:38

Au sommet

 

Au sommet de l'envie

lucidement regarder

le versant déjà gravi

et ce qu'il reste à marcher

 

escarpé.

 

On me l'avait bien dit:

au pic faire le point

aux tournants de nos vies

le regard porte loin

 

vague.

 

Dans le dos le soleil

pousse nos pas comme le vent

quand nos yeux au réveil

chaque jour cherchent l'absent

 

étonnés.


 

 

Ni amertume, ni regrets

pour tous ces pas comptés

juste un regard de tendresse

pour celui qui manque

et son ombre portée

 

devant.

 

 

Que l'idée de sa présence,

au chemin qui descend

soit plus forte que l'absence

de celui qu' on attend

 

légère.

 

 

 

Pic de l'Escalette, 2 mai 2008



photo: Gwénaël

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 20:21

Sentinelle


Je suis là, tapie dans l'ombre

je veille

je garde les secrets qui vous encombrent

et de votre conscience les recoins sombres

qui pèsent sur votre sommeil.


Blottie dans le fouilli des buissons

qui bordent le droit chemin

je censure les vers de vos chansons

et les actes de vos mains

jours et nuit, je veille au grain.


Nul besoin de mirador

pour garantir votre vertu

je suis là même quand le monde dort

en vous et à votre insu

prête à vous empêcher de faire du tort.


Je suis aussi puissante

dans le corps des femmes

quand elles ignorent le plaisir

elles évitent des drames

et sans connaître l'attente

se consacrent mieux à l'avenir.


Grâce à moi,

le militant reste non violent

et l'amoureux demeure très sage,

l'enfant humilié répond poliment

à l'adulte qui use de son âge.


Grâce à moi,

le monde est doux et lisse

et plus aucun éclat de voix

n'alerte les forces de police

Plus personne ne conteste son pouvoir au roi.


Chacun comme il faut se comporte

plus aucun ado ne claque de portes

tout le monde reste à sa place

sans se voir menacé par les rapaces

personne n'essaye de quitter sa condition

grâce à moi, pas le moindre acte de rébellion.


De l'immobilité, je suis la sentinelle

du progrès social, l'ennemie mortelle

j'enseigne aux pauvres d'aimer les patrons

aux soldats de docilement mourir au front

aux amants de respecter les mariages

et à tous que subir est le plus grand des courages. 4/04/2008





Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /2008 20:29

Ce texte est le "commentaire" sous forme de suite d'un texte de Caillou, que vous pouvez lire sur son blog:

 


http://cailloutendre.unblog.net/?p=291



Et comment taire la beauté? En faire une fresque où je ne dirai pas je, pour une fois? Comment taire cette beauté des mots et des vies? Je reprends tes héros, quarante ans plus tard, même lieu, ce qui me dispense d'avoir à planter le décor, je garde même le soleil qui ne l'aplatit pas encore.


On dirait qu'ils n'ont pas bougé, tendrement il l'enlace, elle laisse tomber sa tête contre son épaule, confiante, ils regardent les grandes ondulations, les hauts et les bas de la mer. Comme en eut tant leur vie.


Un parcours accidenté, fait pour elle de refus et de fierté, pour lui de rejets et d'absences mal comblés. Ils contemplent l'horizon, et avant lui, pas si loin, l'écueil de la retraite, de la vieillesse qui annonce la solitude. Ils n'échangent aucun mot. Tous deux mesurent les dix années d'errances qui les ont séparés, dix ans à se chercher, à s'attendre, des kilomètres de chemins à explorer, avant de comprendre qu'ils n'auraient de tendresse que partagée.


Elle repense à ces années où seule dans sa douleur elle en a éconduit pourtant, des prétendants! Aucun n'était à la hauteur, car elle ne voulait par aucun le remplacer. Elle détache ses yeux des flots, et son regard dit qu'elle se gardait pour lui.


Il pense à la distance qu'elle avait mise entre eux, lui imposant de chercher au bout du monde un semblant de réconfort. Il revoit ses efforts pour la ramener à lui, la folie au bout de tant de temps d'espérer encore. Puis ses mots, la lettre où enfin elle écrit qu'elle l'aime, que depuis tout ce temps, elle n'est qu'à lui.


En remontant de la balustrade, peut être penseront-ils ensemble au jour où il avait demandé au dessinateur de leur montrer son dessin, ce jour où pour la première fois ils s'étaient dit leur amour, et le long silence qui avait suivi.




25-27 mars 2008








Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /2008 12:55

Lendemains de Toussaint


J' ai vu tes ossuaires aux croisements de mes chemins, mon amie, et l'idée d'une mort proche m'a poussée encore plus en avant, vers l'action, le combat, sans relâche. Pourtant, si   tout est perdu d'avance, je pourrai me reposer dans le confort et m'adonner à d'agréables passes-temps, mais poussée par l'élan de mes engagements, j'avance encore, bien après l'épuisement de mon carburant.


Des orbites vides du crane, sortait le regard aveugle du jugement. J'ai eu peur d'être incomprise, d'être jugée sur mes actes et non sur leur sens et mes intentions. Perpétuelle accusée d'un tribunal qui traverse le temps, je livre mes pensées, comme preuves à décharges ou circonstances atténuantes. Par esprit d'équilibre, je tempère également mes « bonnes actions » par l'aveu de "mauvaises intentions", personnelles, ou propres à tout humain.


Alors, plutôt que de me faire un sang d'encre, j'ai emprunté un os à ton macabre monument et j'y ai taillé un stylet pour écrire d'une encre qui n'est que cendre, les errements tourmentés des êtres dotés de conscience.



3 novembre 04



Les sentiers de janvier furent balisés de nombres de tes ossuaires. Mes forces depuis longtemps dépassées, éparpillées d'avoir gravi une pente qui n'était pas mienne, j'ai compris que la mort n'était pas uniquement fin de la vie, qu'elle pouvait être aussi, fin de l'envie, de l'intense, perte de soi, dévoration, folie.


Je regarde les os inertes et change brusquement de focale. Les orbites désormais inaptes au jugement, projettent pourtant sur ma feuille leurs ombres lenticulées. Je me retourne, c'était l'ombre du dossier de métal vert du banc bienveillant qui accueillait mon corps et mes pensées. Vus par ce prisme, mes pensées et mes actes sont beaux.


J'ai retrouvé le chemin au bord duquel, le matin de l'été, j'avais apposé ma pierre au repère des marcheurs, alors, j'ai embrassé l'enfant et l'amant, pour le seul bonheur d'un sourire de leur regard.


Et ça... tu ne le sauras pas.


10 fev 05

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 19:54

Fatigue sucrée

 

Plongée inopinée dans une fatigue sucrée,

envie d'un regard, d'une marque d'affection

d'une autorisation à exister.

 

Non pas envie,

BESOIN!

 

Comme prune ou figue mise à sécher

je me sens sur place me ratatiner.
J'ai tout donné.

 

Comment recevoir?

Où m'approvisionner?

À quelle source boire?

À qui demander?

 

Je n'ai plus RIEN.

Ni amour, ni humour, ni patience,

Je ne suis qu'agacement, que créances,

Usée, irritée comme une peau trop frottée.

 

Je rêve d'un coup de tout envoyer balader

marre de tant de contraintes,

je rêve de liberté,

assez des réactions en demi-teintes,

je rêve de me lancer dans une folle étreinte,

d'être enfin reconnue pour ce que je suis.

 

Je suis grande hein?

Je n'ai besoin de personne,

juste d'un rêve pour aller bien.

Alors pourquoi tant de gens ont besoin de moi?

Alors pourquoi seul le silence résonne

Aux replis muets de ma voix?

 

 

 12 novembre 2007

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:23

Thème: en chemin

Et si nous allions plus loin?

 

Nous étions partis tard. Deux duos qui fuyaient leurs solitudes sur les chemins, chacun à sa façon, chacun a ses raisons. Deux hommes, deux femmes.

 

Leur seul passé commun: la montée des lacs. Un passé d'à peine deux heures, mais deux heures de caillasses et de sueur.

 

À partir de ce pas, permettez que nous allions plus loin, sur des sentiers imaginaires, en sont-ils pour autant moins vrais?

 

Ils partagent un apéro de noisettes et quelques mots au sommet, se penchent sur la carte et sur leurs rêves d'évasions, de défis à leur corps, à la nature et au destin. « Ce serait dommage que vous redescendiez, vous deux femmes, nous deux hommes, on pourrait faire un bout de chemin ensemble. » Il présente son copain, qui rêve de faire des sommets à 3000 mètres, il l'accompagne, pour qu'il ne le fasse pas seul. Au repas s'échangent les vies, mais aussi les rêves et les aspirations. Au dessert, tentative de répartition.

 

Elles descendent alors jusqu'au Saussat, demi heure sous la lune, le sentier dallé brille et les guide où leurs pensées et leurs goûts se rejoignent. « Et si on tirait au sort? » « Non, répond l'autre, moins sûre d'elle: je garde le bavard, puisqu'il te plait moins, car moi je n'ai que l'intention de bavarder. »

 

Deux fois deux solitaires deviennent deux couples. Quelles sont leurs libertés? Qu'est ce qui les retient?

 

Un amour dans la vallée, à qui pourtant on n'a rien voulu promettre, mais la sincérité, la peur de faire souffrir, et le besoin d'être honnête. L'incertitude aussi, de l'issue de ce genre d'aventure. Chacun se dit libre, oui, mais libre de quoi? De changer, d'abandonner? Si l'on ne veut pas courir le risque d'une liberté qui rimerait avec rupture, si la sincérité est une valeur de l'amour, et qu'un secret ferait douleur, comment oser ce pas de coté, cette digression pourtant sans conséquence?

 

Qu'est ce qui fait qu'on se donne?

La solitude au long cours et la morsure du manque. L'espoir d'un nouveau départ. L'inconscience des risques physiques. Un besoin vital de tendresse, et se rassurer qu'on plait encore. Une plus grande liberté d'esprit, l'acceptation du nécessaire secret. Un pas de danse, sans lendemain, des corps qui s'enlacent et ne parlent qu'à l'instant.

 

Au matin le soleil illumine les lacs. Quatre voix s'élèvent: « et si nous allions plus loin. »

 

Plus loin... un homme, une femme, main dans la main, yeux dans les yeux, se dirigent à pas lent vers le lac qui reflète leurs rêves de tendresse et de vie.

 

Plus loin... le regard de l'amoureux des sommets se rapproche des nuages. Non, il n'ira pas sans comparse, une femme veillera sur ses pas, et uniquement sur eux, puis chacun rejoindra dans sa vallée, sans regret, un amour à respecter.

 

 1er septembre 2007

lacs d'Ôo, Espingo, Saussat

à Cathy et H. 

 

 

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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