Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 19:56

Sans emploi


refrain:

entre jeunes loups et les lois du marché

y-a-t-il une petite place pour nous?

Tant qu'on refoulera

des agences pour l'emploi

poètes, doux, rêveurs

faut pas vous étonner

d'nous voir marcher ailleurs

et garder jalousement

la liberté de nos pas.


1Quoi que fasse la vie

qu'elle nous broye, qu'elle nous plie

vous ne nous changerez pas.

En nous des invariants

que l'on perd, s'adaptant

mais qu'on fini par retrouver


refrain


2.vous dites « qu'ils sont lents! »

quand c'est le temps du vent

le temps de la fleur sur l'eau

le temps pour les pensées, d'faire le tour de la terre

et revenir chargées de sel et d'humanité


refrain


3.Vous dites  « qu'ils sont bêtes!

seront proies dans la jungle

et l'auront bien cherché »

quand nous ne cherchons en nous, et dans le monde

que paix entre frères et terre


refrain


4.vous sortez le moule unique

et nous brisez les membres

pour de force nous y caser.

Certains se taisent, étouffent,

d'autres hurlent, se rebellent,

portent leur drapeau comme unique CV.


Refrain



Pour G.I-L.

 6-12-06

Par Milasa - Publié dans : ambiance pole emploi
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 19:54

Fatigue sucrée

 

Plongée inopinée dans une fatigue sucrée,

envie d'un regard, d'une marque d'affection

d'une autorisation à exister.

 

Non pas envie,

BESOIN!

 

Comme prune ou figue mise à sécher

je me sens sur place me ratatiner.
J'ai tout donné.

 

Comment recevoir?

Où m'approvisionner?

À quelle source boire?

À qui demander?

 

Je n'ai plus RIEN.

Ni amour, ni humour, ni patience,

Je ne suis qu'agacement, que créances,

Usée, irritée comme une peau trop frottée.

 

Je rêve d'un coup de tout envoyer balader

marre de tant de contraintes,

je rêve de liberté,

assez des réactions en demi-teintes,

je rêve de me lancer dans une folle étreinte,

d'être enfin reconnue pour ce que je suis.

 

Je suis grande hein?

Je n'ai besoin de personne,

juste d'un rêve pour aller bien.

Alors pourquoi tant de gens ont besoin de moi?

Alors pourquoi seul le silence résonne

Aux replis muets de ma voix?

 

 

 12 novembre 2007

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /2008 11:58


Rêve pas, t 'as pas pied !


Quitte à mourir et à finir mâché dans cette usine, j'aurais aimé que quelqu'un se serve de mes feuilles pour CRIER.


Crier sa révolte, contre la guerre , règlement archaïque des conflits, digne de l'âge pré-langagier. . Crier sa volonté d' une paix équitable, respectueuse des cultures, des religions, des enracinements millénaires.


Crier son ras le bol contre le travail-torture, l'exploitation de l' Humain au profit des marchés financiers. Crier son envie d' un travail-épanouissement, créatif, formateur, expression de la personnalité de chacun, librement choisi, utile à soi et à tous.


Crier contre la violence faite aux faibles, aux femmes, leur soumission, leur exploitation, leur exposition comme viande du boucher. Crier comme un appel au respect mutuel, à la compréhension, au partage harmonieux des idées et des actes.


Hurler la folie des humains, mes frères noyés, la nature saccagée, bouleversée jusque dans ses équilibres intimes, poussée à la révolte climatique. Hurler l'urgence de prendre conscience, les processus irréversibles engagés, l'imminence de la catastrophe ,à l'échelle d'une vie humaine ! à défaut d'engagement vers une nécessaire décroissance.



J'aurai apprécié aussi , que quelqu'un de plus doux, plus désespéré peut être, se serve de moi pour chanter.


Chanter plus de convivialité, la chaleur de l 'amitié, le besoin d'amour et de sensibilité.

Chanter pour le respect des différences, l'authenticité des valeurs humaines retrouvées .

Chanter la poésie du monde, pour qui sait le regarder, l'espoir irraisonné pour qui ose rêver.

Chanter des chants de lutte qui soutiennent les pas des marcheurs, sur le pavé.

Chanter, quand à force, on n'a plus celle de crier.


Je me suis rêvé tract, affiche, partition, manuscrit de rêveur ou de révolté, consolation à mon in Usine-St-Gaudens.jpg volontaire sacrifice.


Mais voilà, je suis devenu publicité, au service des marchands de superflus, de produits à bas prix de l'exploitation humaine.

Inutile, nuisible même, encourageant à privilégier l'argent, pour pouvoir consommer toujours plus d'objets de bonheur illusoire. Incitation à l'individualisme, à la peur de se faire voler le bien si durement acquis, au repli sur soi, sur ses intérêts premiers.


Et je finirai, sans être lu, dans l'incinérateur tout proche de cette usine de pâte à papier où je fus en feuille mué.



janvier 2004

Photo: Caillou


                                                                                                                    http://cailloutendre.unblog.net/



Par Milasa
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 18:37

Les scolopendres

Sur la place du village inondée du premier soleil de l'année, les petites tables rondes du bistrots sont installées.
Autour de l'une d'elles un groupe bruyant encourage deux jeunes hommes dans leur partie de bras de fer. L'un d'eux porte enroulé autour du poignet, tatoué très finement, le dessin d'une scolopendre aux feuilles dentelées. C'est un assisté, un vaurien, un râté. Du moins c'est ce qu'en disent ses bien-pensant voisins, et ce que son allure démontre avec ses deux dents en moins. Ce n'est pas qu'il soit rétif au travail, mais tant qu' il se débrouille il refuse d'entrer dans la bataille.

Un peu plus loin, un
homme, la soixantaine, semble absorbé par ses pensées et son marc de café, malgré la présence d'une amie à sa table. Au bout d'un long silence, il lui lance:
- Tu vois le garçon là bas, avec le tatouage au poignet ?
C'est mon fils, il ne nous a pas encore vu. Quand je le vois comme ça, je me revois, moi aussi, à trente ans de là. Je suis inquiet comme s'il était encore petit.
-Mais que pensais tu de toi-même à son âge? Nous nous sommes nés avec le chômage, cette crise est notre norme, et si nous refusons de battre notre voisin pour conquérir notre place sur le marché, c'est notre résistance, notre révolution. Comme vous lorsque vous partiez sur les routes ou lanciez des pavés, nous aussi voulons prouver que nous sommes capables de vivre nos vies, avec nos réalités, nous aussi avons nos batailles à gagner!

Un cri de victoire l'interrompt.
Le jeune homme a gagné la partie, se lève et voit son père assis.
-Tiens bonjour, t'étais là? Je t'avais pas vu!! Alors tu m'as vu gagner?

Avec un regard de défi il retrousse ses manches. Tout autour de son bras droit s'enroule un très long scolopendre carnivore et vorace.
-Tu tentes une partie contre moi?

 

 16-17 février 2008,

avec l'aide de Caillou.

Par Milasa
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:23

Thème: en chemin

Et si nous allions plus loin?

 

Nous étions partis tard. Deux duos qui fuyaient leurs solitudes sur les chemins, chacun à sa façon, chacun a ses raisons. Deux hommes, deux femmes.

 

Leur seul passé commun: la montée des lacs. Un passé d'à peine deux heures, mais deux heures de caillasses et de sueur.

 

À partir de ce pas, permettez que nous allions plus loin, sur des sentiers imaginaires, en sont-ils pour autant moins vrais?

 

Ils partagent un apéro de noisettes et quelques mots au sommet, se penchent sur la carte et sur leurs rêves d'évasions, de défis à leur corps, à la nature et au destin. « Ce serait dommage que vous redescendiez, vous deux femmes, nous deux hommes, on pourrait faire un bout de chemin ensemble. » Il présente son copain, qui rêve de faire des sommets à 3000 mètres, il l'accompagne, pour qu'il ne le fasse pas seul. Au repas s'échangent les vies, mais aussi les rêves et les aspirations. Au dessert, tentative de répartition.

 

Elles descendent alors jusqu'au Saussat, demi heure sous la lune, le sentier dallé brille et les guide où leurs pensées et leurs goûts se rejoignent. « Et si on tirait au sort? » « Non, répond l'autre, moins sûre d'elle: je garde le bavard, puisqu'il te plait moins, car moi je n'ai que l'intention de bavarder. »

 

Deux fois deux solitaires deviennent deux couples. Quelles sont leurs libertés? Qu'est ce qui les retient?

 

Un amour dans la vallée, à qui pourtant on n'a rien voulu promettre, mais la sincérité, la peur de faire souffrir, et le besoin d'être honnête. L'incertitude aussi, de l'issue de ce genre d'aventure. Chacun se dit libre, oui, mais libre de quoi? De changer, d'abandonner? Si l'on ne veut pas courir le risque d'une liberté qui rimerait avec rupture, si la sincérité est une valeur de l'amour, et qu'un secret ferait douleur, comment oser ce pas de coté, cette digression pourtant sans conséquence?

 

Qu'est ce qui fait qu'on se donne?

La solitude au long cours et la morsure du manque. L'espoir d'un nouveau départ. L'inconscience des risques physiques. Un besoin vital de tendresse, et se rassurer qu'on plait encore. Une plus grande liberté d'esprit, l'acceptation du nécessaire secret. Un pas de danse, sans lendemain, des corps qui s'enlacent et ne parlent qu'à l'instant.

 

Au matin le soleil illumine les lacs. Quatre voix s'élèvent: « et si nous allions plus loin. »

 

Plus loin... un homme, une femme, main dans la main, yeux dans les yeux, se dirigent à pas lent vers le lac qui reflète leurs rêves de tendresse et de vie.

 

Plus loin... le regard de l'amoureux des sommets se rapproche des nuages. Non, il n'ira pas sans comparse, une femme veillera sur ses pas, et uniquement sur eux, puis chacun rejoindra dans sa vallée, sans regret, un amour à respecter.

 

 1er septembre 2007

lacs d'Ôo, Espingo, Saussat

à Cathy et H. 

 

 

Par Milasa - Publié dans : du sucre plein les poches
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:21

Sentinelle du désert.

 

C'est bien, tu as pensé à elle, tu lui as fait cadeau d'un mot sentinelle. Mot présence qui veille sur ses pas, ses nuits, et qui surveille l'avancée du désert. Mot à la douceur féminine, au goût de sentier et de venelle, comme une piste tracée, possible.

 

Il faisait froid ce soir là, très froid, il gelait à pierre fendre et elle n'avait rien pour s'en protéger, que ce mot en alerte pour la sauver des morsures du temps.

 

Sentinelle mobile parfois part se poster à la lisière des contrées désertées. Sa mission est d'en stopper la progression, mais de quelle arme, quel outil, dispose t'elle pour ce faire? Peut on armer une sentinelle contre les milliers de grains minéraux qui volent au moindre vent? Peut elle les arrêter de ses mains, de ses pieds, en bâtir de dérisoires châteaux comme on érige des digues contre l'eau? Quand le désert morcelle et grignote, que peu à peu il envahit la verdure qui le borde, sentinelle désarmée ne peut que déplorer et offrir sa propre présence aux voyageurs esseulés. Sentinelle droite à son poste, sur ses pieds bien campée, scrute l'horizon mais s'autorise quelques mots avec les passeurs. Que le désert les agresse, et elle les accompagnera quelques pas.

 

Parfois sentinelle part sillonner l'immensité pour traquer les scorpions du temps. Elle se trouve alors aussi en position d'isolement et éprouve à son tour les douleurs salées. Sauf à tomber sur une tribu nomade ou sur des pillards en vadrouille, sentinelle égarée s'est condamnée aux désert et a failli à sa mission.

 

Alors c'est elle, la voyageuse désormais expérimentée qui part à la recherche de cette pauvre sentinelle débutante que tu as recrutée, la cherche, la trouve et d'émotion l'étreint d'un embrassement fraternel.

 

C'est bien, tu as pensé à elle, tu as peuplé ses déserts de mots compagnons, elle n'en demandait pas plus.

 

Sentinelle s'éloigne du feu de camp qui troue la nuit pour t'envoyer son rapport sur les ailes de la nuit: « tout va bien, désert maitrisé. Pour l'instant. »

 

 

 

à suivre...

Par Milasa
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:19

Métamorphose 1

 

J'aimerais savoir vous dessiner ce corps hier si fier, élancé sur la pente fragile du bonheur.Je ne saurai que l' écrire, en un cri désespéré de rencontrer un quelconque écho à sa douleur.

 

Il était grand, droit et tonique. Il défiait les difficultés d'un regard serein, savait qui il était et ce qu'il voulait. Il s'est replié sur l'attente des matins désertiques, s'est recroquevillé sur le manque de moments partagés. Serrer ses genoux dans ses bras, pour se donner l'illusion d'un autre corps à serrer contre soi.

 

Il donnait sans compter: son amour, sa confiance, ses rêves, son temps. Il s'est vidé de sa substance, devenant aussi vide que l'absence. Poser sa tête sur ses genoux, pour garder au creux de soi un peu de chaleur.

 

Il se perdait à tant aimer: sa patience offerte au delà des limites de l'abandon. A être si léger il a su disparaître. A force d'être sans droit, il apprit à ne plus être. Se rouler en boule contre l'adversité, pour refuser hier et ignorer demain, se centrer sur l'instant comme l'enfant à naître.

 

 

J'aimerais vous dessiner cette larme dorée, qui coule lentement sa dernière douleur sur un visage éprouvé. Saurai-je vous décrire cet ultime sursaut d'espoir qu'est la goutte d'eau irisée du désir de vivre? N'être plus qu'une larme quand on ne veut plus souffrir, pour retrouver bientôt le chemin du sourire.

 

19 janvier 2008.

 

Par Milasa
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:17

Case noire, case blanche

 

 

Case noire, case blanche, tout dépend de mon humeur. Autour de moi pour nous soutenir, nous protéger, mon fragile compagnon et moi même, gravitent deux gardiens aux manoeuvres bien droites, deux bouffons agités, deux chevaliers rusés et une rangée obéissante de petits soldats.

Grande Dame de ces lieux, je bouge parfois librement en tous sens, agressive, mais je reste souvent cachée, à l'affût, près de mon roi qui ne peut se défendre. Je compte sur mes fidèles sentinelles pour m'alerter, m'avertir du moindre mouvement venu « d'en face ». Ma défense est sans faille.

 

Alors pourquoi ai-je peur ainsi d'un ridicule petit pion qui n'avance que pas à pas et ne dispose que de peu d'armes? Il avance entêté, au mépris du danger, près même à se sacrifier, sa vie a si peu de prix comparée à celle des grands de la cour. Il avance, encore et toujours, s'arrange pour rester hors d'atteinte, suit la règle, imperturbable. Pourquoi se sentir menacée par si faible sous-fiffre? Pourquoi prendre le risque de s'exposer aux dangers pour éliminer si ridicule combattant?

 

Il avance avec constance, case blanche, case noire, obligatoire alternance, sans états d'âme en apparence, il obéit c'est son devoir, simple et discret.

 

Je croyais « ceux d'en face » démunis, privés de leur Grande Dame, condamnés. Quand l'alerte sentinelle enfin réagit, c'est trop tard, ce petit pion bien trop loin de son départ arrive à ses fins: rejoint ma rive et m'égale. Une rivale! Après un cruel duel, cette nouvelle Dame m'évince et prend ma place sans pitié sur l'échiquier. Rien n'est jamais joué d'avance. Case blanche ou case noire, saura t'elle mieux que moi dompter ses humeurs?

 

 

16 février 2008

Par Milasa
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 21:58

Thèmes: passion, temps

 

 

À l'heure où...

 

À l'heure où bien des amants, le corps repu, l'esprit disponible, s'épanchent sur l'épaule l'un de l'autre, nous n'avons que silences. Seul le présent nous unit. A quoi bon parler de ce passé où nous n'avons de souvenirs que l'absence de l'autre? Pourquoi se perdre dans un futur où nos projets ne seront pas communs non plus?

 

À l'heure douce où le corps comblé, les coeurs s'ouvrent plus que jamais, je n'ai pour toi que tendresse muette. À quoi bon te décrire tous ces instants sans toi, faits de silences et de solitudes durement apprivoisés?

 

Silences et solitudes ne regardent que moi

Ils te font tant défaut.

Seul compte le bonheur de partager l'un de tes instants

Toi l'homme accaparé

L'exception d' avoir droit à une bribe de ton précieux temps

Toi l'homme pressé

L'honneur d'être une de tes relations

Toi l'homme comblé.

 

Ma patience est finalement récompensée

Lorsque tu me laisses puiser à ta douceur

L'infinie sagesse de mes heures.

 

Si mon silence veille sur ta liberté

Comme une prêtresse sur le feu sacré

Si sur ta vie et tes choix, je ne veux pas peser,

Je n'ai aucun pouvoir sur ton bonheur,

Il est entre d'autres mains que les miennes

Toi, l'homme à une autre que moi lié.

 


 11 novembre 2007

 

 

Par Milasa - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /2007 09:24
L'amour ne meurt  pas.
Mais les blessures ferment le corps des femmes,
et devant leur corps fermé,
les hommes pensent que l'amour est mort.

Alors qu'il suffirait de panser les blessures.


Par Milasa
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