voir l'article: JLJE-Bleu 3: imprimerie Pierre de Lune
Voici donc des BULLEs pour Coralie:
Photo: Cavalcade, fête de Saint Gaudens septembre 2009
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On n'est pas malheureux
Il y a pire sous les cieux
Bien pire je crois
En vertu de quoi
me croirais-je en droit
de demander plus à la vie?
Ce que je vis ici
Je suis même pas au plus bas
il a de la marge tu vois
Il y a des gens sans droits
Il y a des gens sans toit
je ne me plains pas
Pour demain? On verra
Pour manger? on y arrivera
Et rêver... ça toujours...
Et au bout du parcours
On pourra se dire un jour
Qu'on est resté intact
On n'est pas tombé tout à trac
Dans leurs magouilles, leurs mic-macs
Les pots de vins, les pistons
Les bonnes consciences, les élections
Les promotions des fistons
Et pour nous pas de médailles
Surtout pas celle du travail
Ni en choco ni en féraille
Leur mot n'a pas la même valeur
Notre rêve de travailleur
Matins partant au labeur
Pour bâtir le monde
Malheureusement, à la ronde
Se fabriquent gadgets et bombes
Pour sa destruction
Soyons fiers dans ces conditions
D'être exclus, d'être chômeurs,
Ce n'est pas un déshonneur
Ça ne gâchera pas notre bonheur.
20-21 octobre 2009
Photo: Bramevaque(65)
Ce tunnel là devant, me faut-il vraiment y entrer? Pas d'issue alentour, j'ai regardé tout autour, et le temps avance qui impose mes pas. Il est là. J'ai eu beau espérer, temporiser quelques mois, ruser et même nier, il est là, pas d'autre choix que d'y aller.
Donne moi la douceur de ceux qui doutent de tout, et le peu de paroles de qui ne fait pas école. Donne moi la patience de qui sait attendre que la vie se fasse tendre; et tant pis si elle ne le devient pas. Donne moi le calme de qui ne se laisse pas couler aux flots du troupeau acharné.
Se heurter est peine perdue, murailles plus dures que moi. S'arrêter incongru, le temps ne le permet pas. Accepter d'avancer à tâtons, quelques jours devant soi pour trouver une issue, ou malgré l'ombre une autre voie.
Donne moi de comprendre ceux qui ne le peuvent pas encore, mais qui risquent de l'apprendre, à leur dépend, si change leur décor. Donne moi de me rendre aux arguments des autres, d'un sourire accepter, pour ne pas les gêner, les laisser croire qu'eux sauraient, en même situation, brillamment s'en dépêtrer.
Apprends moi le silence des inutiles partages, et laisse moi faire de cette expérience, un bien léger bagage.
14 octobre 2009
J-67
Photos: chateau de Bramevaque XIème Siècle (65)
-Quel est ce secret maman,
que tu ne confias à mon âge tendre?
suis-je assez âgée maintenant
pour l'entendre?
-Oui ma fille, il est temps,
aux hommes tu as donné leur chance
tu as vécu tes expériences
je peux te confier maintenant
comment près d'eux, vivre l'avenir sereinement:
Les hommes ignorent les contraintes
que nous imposons à nos vies de femmes,
leurs promesses n'expriment que leurs souhaits
leurs désirs gouvernent leurs projets
et il n'est d'aiguilles à leurs horloges
qui à ces deux lois dérogent.
Si tu veux vivre heureuse ma fille
sache te passer du masculin
vis, assume ta famille
mais des hommes n'attends rien,
rien dont tu as vraiment besoin.
Qu'à ton gâteau ils soient cerises,
ou rayon de soleil quotidien
mais n'oublie jamais, ce s'rait sottise,
la confection du gâteau te revient,
et ne tiens pas pour acquise
la rose qu'un homme t'a promise
avant que te la sentir dans ta main.
Puis...
Pleine d'indulgence à leur égard,
pose sur ta vie le même regard
et accorde toi, bien méritée,
même insouciance, même liberté.
Tu apprendras ainsi,
il n'est pas trop tard
le bonheur des temps partagés.
Vous saurez enfin, contre-temps et retards
ne plus en souffrir, ni vous en accabler,
et d'un sourire, d'un regard,
mutuellement vous excuser.
10 octobre 2009
À toi qui es le phare
de mon avenir brouillard.
Une brouillasse de Toussaint,
comme on dit dans le coin,
recouvre l'idée de demain.
Au futur, plus rien de certain.
C'est alors que mon regard
scrutant avec angoisse le chemin
y discerne cette seule lueur d'espoir
pour apaiser mon esprit trouillard.
Ma seule certitude en ce jour,
la seule image possible
pour une vision paisible
de ces lendemains dont je ne sais rien
est celle de notre amour.
Tout le reste va bouger,
travail, argent, logement,
départ des enfants,
dans cet océan de changements
aucune autre île cartographiée
où ma pensée poser
que la certitude d'être aimée de Toi.
10 octobre 2009.
Il y a des départs
comme des arrachements
avant lesquels se chante
en ma tête à tous vents
en arpentant les couloirs
comme un ultime espoir:
je resterai ici
je ne partirai pas.
De ces départs forcés
que je fais le blues dans l'âme
même si par le passé
c'est eux qui m'ont menée,
où je suis,
ici.
Même si je sais par coeur
qu'il fait toujours meilleur ailleurs.
Ces départs, je m' rassure
c'est bien pour avancer
allez, j'fais bonne figure
surtout ne pas gêner
tous ceux qui vont rester.
Pour la couleur du ciel
je fredonne au portail
et ces jours de grand vent
pousseront mes pas,
inéluctablement.
"Que ce vent te soit bon"
me souhaiteront les amis
que nous sommes devenus,
en partageant les mêmes rires,
les peurs et les soucis, aussi.
Résonneront encore un temps
dans votre salle d'accueil
quelques refrains scandés
comme revendications
mais jamais arrivés
je n'sais quel fut l'écueil
aux oreilles éculées
de l'administration.
Mais je resterai là!
c'était un peu chez moi,
je laisserai ici
un peu de moi
en ces murs, où j'ai tant aimé
avec vous,
vivre et travailler.
9 octobre 2009
à mes collègues de l'école maternelle du Pilat
paroles obstinées en italiques: Gabriel Yacoub