Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /2009 20:57



Tumultueux passages

 

Faut-il les passer

avec mille précautions

pour que rien d'autre ne bouge

que la corde du pont?

 

Ou faut-il

encouragé par Jules

aimé par Jim

entrer dans le tourbillon?

 

Fragiles transitions

 

Sont-elles ciel d'orage

usant tout notre courage

en quelque instant violent

et...

plus rien comme avant?

 

Ou peut-on pas à pas

passer sur le dallage

pavé bleu-pavé blanc

avancer...

au delà du mirage?

 

Période de changement

 

Sont-elles bouleversement

changement de toutes les donnes

et pour donner le change au temps

faut-il qu'on s'abandonne?

 

Qu'on cesse de se crisper

sur nos bonnes habitudes

confort d'esprit douillet

autant de servitudes

 

Ou peut-on rester soi

rêver aux mêmes couleurs

garder les mêmes émois

et les mêmes douleurs

 

qu'avant révolution?

 

mais alors à quoi bon...

 

vendredi 28 aout 2009

 

Par Milasa
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 12:40


"J'irai,
accrocher les poètes au sommet des montagnes,
et des forêts de cierges au milieu de vos nuits,
accrocher les poètes au sommet des montagnes,
des morceaux de prières en forme d'incendie,

j'irai à la lumière là où ils sont allés,

en silence..."


paroles: Gabriel Yacoub (les poètes)
Photo: "Cagire Bleu": Claire
Pensées: pour Marie-Elisabeth   27/08/09
Par Milasa - Publié dans : bleu
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 19:05


Martha.

 

 

Lorsque le vieux curé qui avait initié les travaux de la chapelle mourut, et que tout fut stoppé, la vieille Charmille tomba dans une mortelle dépression. Mi-sorcière mi-fée, toute sa vie recluse dans la forêt avec sa fille dont personne n'avait jamais pu tirer ni parole ni geste de communication, elle avait mis tous ses espoirs dans la construction de ce lieu de dévotion. Elle avait travaillé comme une acharnée, participé aux travaux les plus durs pour avoir un lieu, près de chez elle, où implorer à chaque instant les puissances divines de rendre la raison à sa fille. Et voilà que tout s'arrêtait là, comme ça, faute de moyens et de volonté. La chapelle resterait inachevée, à la merci du temps, des éléments, la végétation peu à peu reprendrait ses droits et le lierre son envahissement. L'arrêt des travaux fut aussi celui de l'acharnement de Charmille, elle se laissa mourir lentement.

 


 

Désormais seule et loin de tous, Martha, puisque c'est ainsi qu'était prénommée la fille, avait perpétué à sa façon les rituels mystiques de sa mère. Chaque soir, à la nuit tombée, elle arrivait par le sentier, seulement couverte, selon la saison, d'un drap ou d'une couverture qu'en général elle volait au linge qui séchait. Les villageois laissaient faire, c'était leur impôt solidarité. Elle pénétrait dans la chapelle inachevée, s'y dévêtait, et s'allongeait sur la terre, à l'endroit même, où pour respecter la dernière volonté de sa mère, on l' avait enterrée. Là, quelque fut le temps, par grand froid, forte pluie, vent violent, grêle ou brouillard, elle restait toute la nuit, les yeux grands ouverts. La pluie et le froid bleuissaient son corps, la grêle lui laissait cruelles blessures, le brouillard l'imprégnait d'un froid mortel; mais elle ne bougeait pas de la nuit, paraissait indifférente, et ne se relevait qu'au matin en ayant l'air de n'avoir souffert de rien.

 

On disait au village que parfois, certaines nuits sans lune, se glissait en la chapelle quelque homme-bête, mi-humain mi-loup ou chien, qui profitait de l'offrande. Mais ce ne sont que légendes, personne jamais n'en vit ni n'en sut rien. Et Martha continuait ainsi, de nuits en nuits, d'années en années, son rituel païen. Au matin, à la première rougeur du ciel, elle reprenait à l'inverse le chemin et rentrait dans la sombre cabane qui lui servait d'abri. Elle y dormait tout le jour pour se remettre de ses amours avec la nuit et ne ressortait qu'aux étoiles suivantes. Ce qu'elle mangeait et quand? Certainement le peu qu'elle volait, entre chien et loup, ou dans l'hésitation de l'aube.

 

Ça durait ainsi depuis des années et Martha avait vieilli, quand un soir bruits et lumières troublèrent

sa transe. Là bas, mais non loin, s'échappaient d'un pavillon jadis déserté, des bruits humains. On parlait, on bougeait, on mangeait, on chantait... Martha en fut agressée. Qui osait ainsi profaner son sanctuaire de nature et de silence? Colère et révolte s'éveillèrent en elle. Aux moments où le lieu restait désert, elle tenta de détruire cette intrusion dans son univers. Mais elle n'était ni méchante, ni douée pour le sabotage, elle renonça. Grandit alors en elle une grande tristesse, elle découvrit la peine, et les larmes qu'elle n'avait jamais coulées. Désormais le soir, elle ne s'étendait plus nue sur la tombe de sa mère au milieu de la chapelle. Non, elle se recroquevillait dans un coin, genoux contre ses seins, entourés de ses bras. Elle avait mal au creux d'elle.

 


 

Cela dura des mois. Des mois durant lesquels parvinrent chaque soir jusqu'à elle, des bribes de conversations, des morceaux de confidences, des éclats de rire, des parcelles d'amour et des petits bouts de confiance, tous ces sentiments mêlés qui s'échappent des lieux où vivent les humains. Un soir elle n'y tint plus, elle vola au premier grenier venu de quoi se vêtir et se parer, attirée par les lumières des guirlandes. Dans cette assemblée heureuse, aux tenues quelques peu décalées et alourdies de choses qui brillent, personne ne s'étonna de cette petite femme frêle à la robe démodée et aux souliers dorés. Les mots un à un revenaient à elle, nés du brouhaha joyeux. En elle, elle entendait pour la première fois la voix de sa mère la supplier de vivre, et d'être heureuse en ces lieux.

 


Aussi, quand l'hôtesse de l'endroit dit qu'elle avait besoin d'aide pour la saison prochaine, qu'il lui fallait quelqu'un de courageux et d'endurant, capable de travailler la nuit, de supporter l'eau chaude, l'agitation et le bruit des clients, Martha chercha au plus loin de son enfance, parmi les mots si longtemps oubliés, s'approcha de l'hôtesse, leva discrètement la main pour s'en faire remarquer. Et elle qui n'avait toujours été que solitude et silence, articula le premier mot de la soirée et de son existence:

-Moi.

 

mercredi 26 aout 2009,

pavillon des thermes.

pour Christine.

 


Par Milasa
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 15:54


La suite des jours

(chanson)

 

 

Comme on jouerait aux dés

une suite au Yahtzee

devant le casino

 

Comme on prendrait les eaux

chaque matin puisées

au pavillon de thé

 

Comme on pendrait des chemises

soigneusement juxtaposées

pinces à linges comptées

 

Chaque jour suit l'autre

au bonheur de te voir

chaque jour un demain

dans mon aurevoir (refrain)

 

Malgré les troubles fêtes

et les mauvaises têtes

piqûres de guêpes aux rêves

 

Malgré sombres pensées

sourdes culpabilités

et réflexes surannés

 

Malgré la tornade du temps

la présence des passants

et les cris des enfants

 

Chaque jour suit l'autre

au bonheur de te voir

chaque jour un demain

dans mon aurevoir

 

Avec un arc en ciel

dont on n' vit que l'espoir

pour éclairer le noir

 

Avec tous nos efforts

pour atteindre le trésor

qu'il aurait pu promettre

 

Avec le ciel pluvieux

qui nous disait heureux

dans ses plus beaux présages

 

 

 

Chaque jour suit l'autre

au bonheur de te voir

chaque jour un demain

dans mon aurevoir

 

Pour faire provision

tendresse à profusion

en vue des jours d'hiver

 

Pour être un tout petit peu

autant que tu le veux

plus dans ton quotidien

 

Pour partager enfin

bribes de réalités

quelques unes de tes journées

 

Chaque jour suit l'autre

au bonheur de te voir

chaque jour un demain

dans mon aurevoir

 

Heureuse d'avoir pu

même maladroitement

ajouter un bonjour

créer la suite des jours  

(même air que le refrain)

 

Chaque jour suit l'autre

au bonheur de te voir

chaque jour un demain

dans mon aurevoir

 

18 aout 2009

 

 

Par Milasa
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 11:33


"La nuit ne tombe plus,
elle est déjà tombée."

Gabriel Yacoub
Par Milasa - Publié dans : bleu
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 11:29



 

-Non!

L'obstacle, contrairement à ce que tu pourrais croire,

ce n'est pas la muraille.

Regarde,

si l'on y creuse un tunnel sous l'arc vouté,

rien ne s'écroulera,

la cohésion de notre monde

ne sera pas remise en cause,

et je pourrai la traverser sans danger.

 

Non,

ce qui m'empêche d'avancer

vers mon désir est bien avant,

il faut oser passer la frontière barbelée.

ça n'a l'air de rien,

elle est beaucoup plus discrète,

on voit au travers,

mais elle est faite de traditions millénaires,

de ridicules codes surannés,

et je n'arrive pas à la passer.

 

Ils venaient de s'aimer dans un champ de fougère, et c'est devant un vestige de mur de pierres qu'il exprimait ses difficultés à "n'avoir qu'elle d'horizon"1.

 

Alors elle a pris sa main, l'a détourné du mur qui le retenait fasciné, et l'a entraîné à poursuivre le chemin. Un chemin dont ils ignoraient les détours, mais qui permettait d'entrevoir les claires étendues qu' ensemble ils sauraient inventer.

 

Au bout de quelques pas, comme elle n'avait encore rien dit, lui a demandé:

-Tu comprends?

 

Avec un regard et un sourire qui donnèrent au mot des allures d' antiphrase, elle a juste répondu:

 

-Non.

 

 

 

 

 

Tu m'as dit: -ton prochain texte commencera par ce cri: "NON!"

Mission accomplie!

mais comme c'était "trop facile", j'en ai mis trois,

une anaphore et une antiphrase avouée.

 

14 aout 2009

1Aragon.

Par Agustine
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /2009 13:55


Vous reprendrez bien encore un peu de rouge?

 

-On dit l'odorat des femmes plus sensible que celui des hommes. Je me demande si c'est pour ça qu'elles sont les seules à apprécier l'odeur métallique du sang?

 

C'est vrai que comme entrée en matière, pour l'homme qui me raccompagnait à mon logis après une agréable soirée bien arrosée, ça avait de quoi surprendre, le dérouter. Un peu vampiresque comme réplique, mais ça m'était venu comme ça, dans l'odeur entêtante du couloir que je partageais avec une vendeuse de décors floraux aux parfums artificiels et indémêlables. A force, ces odeurs de pots pourris et de désodorisants d'intérieurs chimiques devaient atteindre un peu mes neurones, les détraquer! Et puis... je le connaissais à peine, on allait chez moi après le restau, ça m'amusait de lui faire un peu peur, de forcer son imagination, pas forcément dans le bon sens. Pas toujours aux femmes d'avoir peur de tomber sur des pervers sanguinaires!

 

Il m'a seulement regardée, un peu étonné, puis il a vite trouvé une explication rassurante. Zut, il n'aura pas eu peur longtemps, pas drôle!

 

-C'est l'abus du vin rouge, ou une façon élégante de me dire que t'as tes règles et que je ne dois rien espérer après ce "dernier verre" chez toi?

-Non, c'est juste comme ça, tu sens pas les odeurs dans ce couloir? Toutes les femmes qui montent ici les sentent, et seulement un homme sur deux. Pourquoi?

-Tu fais monter tant de monde ici, que tu en fais des statistiques?

-T'as pas répondu à ma question, tu sens ou tu sens pas?

-C'est un test? Si je sens, je gagne quoi?

 

Bon, il n'était apparemment pas ici avec moi dans le couloir, il était désespérément ailleurs et sûrement après, après le "dernier verre", ou au présent, mais en train d'évaluer si ça valait la peine d'aller le boire ce verre, si rien ne devait en découler. Oui, bonne idée le test, voir à quoi ils pensent en montant l'escalier, s'ils sont capables d'y être avec moi ou si leur seul objectif est le lit qui est au bout du couloir! Idée à retenir!

 

J'ai laissé tombé mes questions idiotes et on s'est concentré sur nos verres. Pas grand chose à boire chez moi, j'ai pas de digestifs, pas de boissons festives ou distrayantes, j'osais pas lui proposer de la verveine, ça faisait trop bobonne qui a besoin de somnifère, alors on a continué au rouge. Décidément, ça m'inspirait et à l'occasion d'un blanc dans la conversation, j'ai remis ça:

 

-C'est vrai que vous les hommes, vous n'avez jamais l'occasion de côtoyer le sang autrement que dans des circonstances traumatisantes, il n'y a que les femmes qui connaissent des effusions de sang heureuses, ou anodines, ça doit influencer jusqu'à notre odorat.

 

Là je crois que je l'ai achevé le pauvre, il n'avait plus rien à raconter du film qu'on avait vu, plus rien à dire du menu, il n'avait pas l'air d'avoir envie de parler de lui, et ça ne lui venait pas à l'idée de s'intéresser à moi, en paroles en tout cas.

 

-Bon, j'espère que tu as passé une bonne soirée, merci pour le verre de rouge, j'vais rentrer vas, ce soir, j'le sens pas...

 

Et il est parti.

 

Le lendemain je racontais ma soirée aux copines à la pause café, l'une d'elle le connaissait:

-Ah, t'es sortie avec Gabriel? Il vient de démissionner, le pauvre, l'ANPE lui avait proposé un job aux abattoirs, comme Offre Valable d' Emploi, il a pas supporté, maintenant, comme il a quitté cet emploi, il n'a plus droit à rien, j'espère que tu l'as pas trop ruiné au restau!

 

 

 

10 juillet 2009

 

Par agustina - Publié dans : bleu
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 20:50

Tournée d'été.

 

Chaque matin, je chausse mes chaussures de marche, comme d'autres enfilent leurs baskets. Je commence ma tournée, en poches tous les jeux de clés, portes-clés improvisés et bariolés pour ne pas les mélanger. En premier, les chats, attention, empêcher ceux du voisin de rentrer, ceux de la maison de sortir, ou alors rester jusqu'à ce que chacun ait regagné sa place! Quand tout est en ordre coté félins, je poursuis. Quelques centaines de mètres de marche, puis une nouvelle porte, une autre maison qui ne m'appartient pas: y arroser les plantes, entre-ouvrir les volets que je fermerai ce soir, pour simuler la présence des propriétaires des lieux. Encore un peu de sport, à l'autre bout de la ville, ici prendre le courrier, c'est tout, je n'ai la clé que de la boite aux lettres...

 

De retour, je rassure chacun, un courriel à ceux qui sont connectés sur leur lieu de villégiature, un texto à ceux qui n'ont que leur portable en exil: "tout va bien", "le chat va bien", "pas de courrier urgent"...

 

Ils sont tous absents, mes amis, mes amours, mes enfants; dans ma vie c'est le grand vide, mais ils m'ont laissé en partant un cadeau précieux: leur confiance pour veiller sur ce qu'ils laissent derrière eux. J' en ai besoin, pour lutter contre mon sentiment d'impuissance et d'inutilité. Merci alors pour cette illusion que quelqu'un, quelque chose, votre courrier, vos plantes, vos chats, a besoin de moi.

 

Ainsi je peux me sentir exister même au mois déserté.

 

8 aout 2009

Par agustina
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 13:21

La rentrée de Toto

 

Le maître vient de distribuer la traditionnelle petite fiche de rentrée: nom, prénom, date de naissance, nombre de frères et soeurs, activité des parents... Victor, que ses copains à la récré appellent Toto, s'arrête sur cette question et reste rêveur, les yeux aux plafond et le stylo en l'air, jusqu'à ce que l'instituteur remarquant un inactif dans le lot des élèves encore bien sages -ce n'est que le premier jour- s'approche de lui et l'interroge:

-Et alors Victor, tu as fini?

-Non Monsieur.

-Une question te pose problème?

-Ben oui, je sais pas quoi cocher là, parce que mon père,

  • le lundi il jardine chez un voisin qui lui donne des légumes en échange

  • le mardi il emmène mémé chez le kiné

  • le mercredi il s'occupe de nous parce qu'il n'y a plus école le matin

  • le jeudi il emmène la classe à la piscine

  • le vendredi il fait des tracts pour son association

  • le samedi il tape sur des casseroles devant la préfecture parce qu'il n'est pas content

  • et le dimanche, pour garder son RSA, le pôle emploi l'a obligé à prendre un boulot de caissier au supermarché, parce que maman et ses collègues refusaient de travailler le dimanche.

     

Alors je coche quoi? pas "chômeur"! il travaille tous les jours!

 

7 aout 2009

 

 

 

 

 

Par agustina
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 20:28



Certitudes d'aout

 

J'attendais l'été,

pour m'abandonner

tout un mois doux,

en toute sérénité te retrouver.

 

Oublier pour quelques jours

les "trésors de ruses et de sciences"

qui pimentent notre parcourt,

se laisser aller à l'insouciance

que mérite notre amour.

 

Mais l' été se fait attendre cette année!

 

S'il diffère la quiétude

bouscule nos habitudes,

est-ce pour nous permettre de goûter

le soleil sur nos peaux dénudées?

Est-ce pour laisser le vent nous souffler

des rêves fous réalisés?

 

Hier soir la lune a brillé

pour éclairer tes incertitudes

et m'aider à supporter

l'inévitable solitude.

 

Elle brillera à nouveau ce soir

et dans la chaude nuit d'été

te chantera mon espoir

de faire en ces jours

provisions d'amour

calme pour l'année.

 

Avec ton bonheur en préalable

mes rêves fous deviennent acceptables!

 

Un mois doux.

Surtout pas un mois doute,

qui ne dépend ni des accents ni des contrées

mais de nos seules volontés

et de notre force d'aimer.

 

Je sais que je serai là,

toujours, pour toi,

toujours où tu voudras.

 

4 aout 2009

Le chemin ne menait

nulle part ailleurs

qu'à notre bonheur.

Par agustina
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