Ignorer le coq qui chantera demain
Laisser au sol la dernière pomme
Au champ, ne pas voir la prochaine récolte
Et accepter de partir
Quand le village ta raison déserte
Qu'aux ruelles vides s'éteignent tes lumières
Que ta conscience n'est plus qu' obsédant hululement
Et qu'aboiements de chiens errants l'assaillent
Au delà du chagrin que provoqua ton départ
Tu l'as préferé aux soucis que l'on donne
Lorsque l'on se croit devenu trop lourd, trop absent
Que l' on n'est plus ni soi ni personne.
Accepter de partir.
Le souhaiter même
Dans un ultime vouloir
D'une lucidité déjà sur le départ.
23 et 25 octobre 2008
à J-M.F.