Lorsque tu reviendras
Je t'aime ici et maintenant
mais j'aime que tu aies vécu
partout ailleurs avant.
Demain mettra fin à ton voyage
et mes pensées pourront revisiter
le familier de nos paysages.
Vue de là haut la terre m'apparut
de bleus et de verts mêlés
quelques tâches de blancs,
des nuages,
quand trop haut je suis montée
pour de trop lointains voyages.
Pensées étirées me laissent morcelée
la conscience en miettes à l'entrée de l'été
je nous cherche un abri, une cabane de berger
pour protéger notre amour des regards et des pluies
De vivre chaque jour dans l'ombre
d'une montagne sombre
mon espoir ne souffre pas.
Mais lorsque tu t'éloignes
te suivant pas à pas
sur le fil de mes pensées
entre deux lieux tendu
se perd ma raison.
J'ai besoin du terre à terre de nos sentiers
d'arrêter mon regard sur le bouton d'or
sur l'éclat rouge du coquelicot
et sur l'empreinte rassurante
de nos pas dans la poussière.
Si avant moi
vers l'irrémédiable tu t'en vas
toute la force de TES pensées me faudra
pour ne pas dans l'immensité me disperser.
Pour dans l'arbre que tu aimes te retrouver
dans le sentier emprunté retrouver ton passage
dans le bleu des cieux revoir ton regard
et pour t'aimer dans les voyages
qu'il me restera à faire:
Pour Te retrouver
parcourir la Terre.
Pour Honoré,
21 juin 2009
non mais;
je comprends tellement mieux maintenant !
douce soirée Toi.