Celles qui attendent dans l'immensité bleue
Savoir qu'elle m'attend quelque part. C'est doux, c'est bon. Ça facilite mon départ. Savoir qu'elle pense à moi, du matin au soir, et même entre temps, c'est très réconfortant. C'est la force de ma vie, mon parapluie contre les tracas, mon assurance jeunesse, mon sourire au milieu des ennuis. Je sais qu'elle est là, présente, aimante, toujours. Je sais que jamais je ne perdrai son amour. Un acquis pour tout ce qui nous reste de vie. Je sais qu'elle me rêve toutes les nuits. Petite flamme à l'autre bout du pays, qui ne scintille que pour moi, la savoir à moi me suffit, savoir qu'elle m'attend est ma joie.
Je comprends maintenant le marin, perdu dans l'immensité bleue, rêvant face aux étoiles jusqu'au matin, à celles qui l'attendent en chaque lieu. Un amour dans chaque port, la vie comme chasse au trésor, de ville en ville il débarque, et de toutes ses forces à chaque fois il aime. Il peut quitter l'une sans souffrir, dans l'espoir de l'autre et de son désir, sinon ne pourrait se résoudre à partir et continuer à voguer vers l'avenir.
Grâce à elles il repart, serein vers la mer, comme moi vers ma vie qui parfois se fait amère, avec pour seul moteur, sous mon ciel d'immensité bleue, la promesse d'un prochain instant de bonheur:
Celle qui m' attend, patiemment, à la prochaine escale où je descends.
J'écrirai ces certitudes, jusqu'à ce qu'elles se fassent tiennes.
24 juillet 2009