Il y a des départs
comme des arrachements
avant lesquels se chante
en ma tête à tous vents
en arpentant les couloirs
comme un ultime espoir:
je resterai ici
je ne partirai pas.
De ces départs forcés
que je fais le blues dans l'âme
même si par le passé
c'est eux qui m'ont menée,
où je suis,
ici.
Même si je sais par coeur
qu'il fait toujours meilleur ailleurs.
Ces départs, je m' rassure
c'est bien pour avancer
allez, j'fais bonne figure
surtout ne pas gêner
tous ceux qui vont rester.
Pour la couleur du ciel
je fredonne au portail
et ces jours de grand vent
pousseront mes pas,
inéluctablement.
"Que ce vent te soit bon"
me souhaiteront les amis
que nous sommes devenus,
en partageant les mêmes rires,
les peurs et les soucis, aussi.
Résonneront encore un temps
dans votre salle d'accueil
quelques refrains scandés
comme revendications
mais jamais arrivés
je n'sais quel fut l'écueil
aux oreilles éculées
de l'administration.
Mais je resterai là!
c'était un peu chez moi,
je laisserai ici
un peu de moi
en ces murs, où j'ai tant aimé
avec vous,
vivre et travailler.
9 octobre 2009
à mes collègues de l'école maternelle du Pilat
paroles obstinées en italiques: Gabriel Yacoub